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Développement durable en mer

Coopérations Régionales

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publié le 16 octobre 2012

Les programmes SWIOFP  [1] (http://www.swiofp.net/) et ASCLME [2] (http://asclme.org/) s’achèvent fin mars 2013 et leurs responsables (David Vousden, Directeur Régional ASCLME-UNDP-GEF, Rondolph Payet Secrétaire Exécutif Régional SWIOFP- Banque Mondiale), travaillent à finaliser les engagements pris au cours de ces cinq dernières années. La mise en place d’un Programme d’Actions Stratégiques pour la gestion des Grands Ecosystèmes Marins dans l’Ouest de l’Océan Indien, ainsi qu’une Alliance scientifique et technique, constituent les principaux points de la suite imaginée par ces derniers. Ils espèrent convaincre leurs bailleurs de fonds, par ailleurs très sollicités, de les accompagner pour une nouvelle période. Le DMSOI adjoint a participé du 30 septembre au 5 octobre dernier, aux travaux de ces deux programmes.

Au cours des différentes sessions, les responsables de programmes ont indiqué qu’ils souhaitent proposer à la signature des ministres compétents de l’ensemble des dix pays participants, un programme d’action stratégique pour la gestion durable des grands écosystèmes marins (SAP) [3] de l’Océan indien occidental et ses annexes, car une telle signature, bien que symbolique conférerait au nouveau projet (appelé à dérouler le SAP) un avantage certain sur des projets concurrents en termes de financement ; les projets actuellement recensés dans la région nécessiteraient un accompagnement financier de trois fois supérieur au montant des fonds dont dispose le GEF…

Les auteurs ont insisté sur le fait que la mise en œuvre du SAP ne porterait pas préjudice à la souveraineté des pays, tout comme elle ne porte pas préjudice à l’intégrité territoriale et aux droits souverains des états signataires sur leurs ressources marines, ou la position de chaque état sur la délimitation des frontières maritimes en cours entre les pays ayant des côtes opposées et adjacentes.

Ils ont par ailleurs indiqué que le projet appelé à dérouler le SAP s’organiserait autour des 3 volets suivants :

  • Le volet Surveillance et Indicateurs de l’Écosystème du SAP ;
  • Le volet Renforcement des Capacités et Formation du SAP ;
  • La gestion et les dispositifs institutionnels pour le SAP ainsi que les mécanismes de gouvernance fondés sur la science.

A cet égard, le développement d’un Grand Observatoire de l’Océan Indien, (actuellement en discussion), capitalisant les données disponibles et celles restant à acquérir dans les eaux françaises de l’Océan Indien, pour produire des indicateurs, pourrait constituer la contribution la plus significative de la France au SAP. Basé à La Réunion (et à Mayotte), au sein du futur Pôle Scientifique Mer, cet observatoire trouverait une résonance à travers l’océan Indien, en promouvant une collaboration renforcée pour une gestion durable des écosystèmes marins, telle que prévue par le Libre bleu sud océan indien, document prospectif, rendu public en décembre 2011.

Enfin on retiendra sur les agendas, deux prochaines échéances :

  • Le 6 novembre prochain, le Dr David VOUSDEN est attendu à La Réunion, pour signer avec les préfets de Mayotte, de la Réunion et des TAAF, une déclaration d’intention portant sur les collaborations scientifiques. Il devrait en profiter pour aborder la gestion et les dispositifs institutionnels du SAP ainsi que les mécanismes de gouvernance fondés sur la science.
  • d’ici la fin janvier 2013, la DMSOI et le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins de la réunion vont travailler à l’élaboration d’un plan de gestion de la pêcherie sur les Dispositifs de Concentration de Poissons qui sera versé au SWIOFP, pour que les pays y participant puissent s’en inspirer, le cas échéant.

[1South West Indian Ocean Fishing Project.

[2Aghulas and Somali Current Large Marine Ecosystems.

[3Le SAP est conçu comme un document vivant et non juridiquement contraignant, qui doit être révisé et mis à jour selon les besoins. Sa mise en place prend en compte et s’en remet aux différents contextes, lois et politiques en vigueur dans chaque pays. Par la signature de leur ministre compétent, les pays approuveront les principes, les politiques, les structures et les actions définis dans le Programme d’Actions Stratégiques (SAP), qui seront révisables et modifiables par un Comité de Pilotage compétent créé par les pays. Ils reconnaîtront et encourageront le développement des partenariats et alliances pour l’atteinte des buts et objectifs du Programme d’Actions Stratégiques.